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ENÉADAS

Plotino - Tratado 37,2 (II, 7, 2) — Solução plotiniana das aporias da mistura

Enéada II, 7, 2

domingo 19 de junho de 2022, por Cardoso de Castro

Míguez

2. Esto último es algo que hay que investigar por sí mismo; porque, ¿qué acontece cuando la masa de agua se convierte en aire? ¿Cómo se hace mayor en el elemento producido? Convendrá mantener muchas de las razones dadas en favor de las tesis ya dichas, y, desde luego, hemos de examinar por nosotros mismos qué es lo que conviene afirmar acerca de esto y cuál es la opinión que está conforme con esas razones, o, por el contrario, si no se presentará otra nueva razón, además de las ya mencionadas.

Cuando el agua discurre a través de la lana o penetra la hoja de un papiro, ¿por qué todo el cuerpo líquido no atraviesa la hoja? Y cuando el agua no corre, ¿cómo admitir que sólo se tocan una y otra materia y una y otra masa, y que en cambio se mezclan sus cualidades? Porque es claro que la materia del agua no se encuentra unida exteriormente a la masa de la hoja, ni tampoco en los intervalos de ella; ciertamente, toda la hoja aparece humedecida y su materia no se ve en parte alguna desprovista de esta cualidad. Si, pues, en todas partes dicha materia está acompañada de esta cualidad, el agua se extenderá por toda la hoja del papiro. Podrá aducirse que no se trata del agua, sino de la cualidad del agua, pero, ¿dónde se encuentra entonces el ser del agua y cómo la masa de la hoja no permaneció lo mismo que era? Será porque el agua se extendió por la hoja y la aumentó; con lo cual la hoja misma tomo la dimensión del cuerpo introducido en ella. Pero si la tomó, una cierta cantidad de agua se habrá reunido a la hoja; y si se ha añadido, no se ha absorbido en ella, pues conviene de todos modos que una y otra materia se encuentren en lugares diferentes. ¿Qué impide, por lo demás, que lo mismo que un cuerpo da y recibe una cualidad, dé y reciba igualmente una magnitud? Mas, si una cualidad se une a otra cualidad, ya no es la cualidad que era antes; porque, unida a esa otra cualidad, deja de ser pura y no es enteramente lo que era la cualidad anterior, sino que queda oscurecida; en cambio, una magnitud, unida a otra magnitud, no llega a desaparecer.

Pero, ¿cómo puede decirse que un cuerpo que penetra a través de otro cuerpo produce divisiones en él, si nosotros mismos admitimos que las cualidades penetran a través de los cuerpos, pero sin dividirlos? ¿Acaso porque las cualidades carecen de cuerpo? Convengamos en que la materia misma es incorpórea; pero si ella es tan incorpórea como las cualidades y éstas, a su vez, son en tan escaso número, ¿qué impide que atraviesen el cuerpo con su materia? De no atravesar los cuerpos sólidos es porque estos cuerpos tienen unas cualidades tales que no permiten que ello ocurra, o tal vez cualidades numerosas; pero no, desde luego, porque sea imposible que atraviesen el cuerpo con su materia.

Si el gran número de cualidades hace a un cuerpo más sólido, este mismo número puede ser la causa de aquel impedimento; y si esa densidad constituye una cualidad propia del cuerpo, a la que llamamos corporeidad, consideraremos tal cualidad como la causa. De modo que no son las cualidades las que producirán la mezcla, sino unas determinadas cualidades; y tampoco es la materia como tal materia la que no será mezclada, sino la materia que cuenta con una cualidad. Lo cual es tanto más verdadero si la materia no tiene magnitud propia, aunque ésta no deba rechazarse del todo. Pero sobre esto ya se ha dicho bastante.

Bouillet

[II] Il serait nécessaire d’examiner particulièrement la question suivante : Qu’arrive-t-il quand une masse d’eau se change en air? Comment l’élément transformé occupe-il une plus grande étendue? Mais nous avons assez développé jusqu’ici quelques-unes des nombreuses raisons que les uns et les autres [les Péripatéticiens et les Stoïciens] donnent à l’appui de leur opinion. Cherchons seuls à notre tour quel système nous devons adopter , et duquel des deux côtés est la raison ; voyons enfin si, outre les deux opinions que nous avons exposées, il n’y a pas encore place pour une autre.

[Contre les Stoïciens]. Quand l’eau coule à travers la laine, ou que le papier laisse suinter l’eau qu’il contient, pourquoi l’eau ne traverse-t-elle pas tout entière ces substances [sans y rester en partie] ? Si l’eau y reste en partie, comment unirons-nous ensemble les deux substances, les deux masses? Dirons-nous que les qualités seules sont confondues ensemble? L’eau n’est pas juxtaposée au papier, ni logée dans ses pores : car le papier en est pénétré tout entier, et nulle portion de la matière n’est privée de la qualité. Si la matière est partout unie à la qualité, il y a de l’eau partout dans le papier. Si ce n’est pas de l’eau qu’il y a partout dans le papier, mais seulement la qualité de l’eau [l’humidité], où est l’eau elle-même? Pourquoi la masse n’est-elle pas la même? L’eau qui s’est introduite dans le papier l’étend et en augmente le volume. Or cette augmentation de volume suppose augmentation de la masse ; pour qu’il y ait augmentation de la masse, il faut que l’eau n’ait pas été bue par le livre, que les deux substances occupent des places différentes [ne se pénètrent pas]. Puisqu’un corps fait participer un autre corps à sa qualité, pourquoi ne le ferait-il pas aussi participer à son étendue? Une qualité unie avec une qualité différente ne peut, en vertu même de cette union avec une qualité différente, rester pure ni conserver sa première nature ; elle s’affaiblit nécessairement. Mais une étendue jointe à une autre étendue ne s’évanouit pas.

[Contre les Péripatéticiens]. On dit qu’un corps, en en pénétrant un autre, le divise. Nous demanderons sur quoi se fonde cette assertion : car, pour nous, nous pensons que les qualités pénètrent un corps sans le diviser. --- C’est qu’elles sont incorporelles [dira-t-on]. — Mais si la matière est elle-même incorporelle comme les qualités, pourquoi quelques qualités ne pourraient-elles pas avec la matière pénétrer un autre corps ? Si les solides ne pénètrent pas d’autres corps, c’est qu’ils ont des qualités incompatibles avec celle de pénétrer. Dira-t-on que beaucoup de qualités ne sauraient avec la matière pénétrer un corps? Cela aurait lieu si la multitude des qualités produisait la densité; mais si la densité est une qualité propre comme l’est aussi la corporéité, les qualités constitueront la mixtion, non comme qualités, mais comme qualités déterminées (ποιότητες τοιαίδε). D’un autre côté, quand la matière ne se prêtera pas à la mixtion, ce ne sera pas comme matière, mais comme matière unie à une qualité déterminée. Cela est d’autant plus vrai que la matière n’a pas de grandeur propre, et ne refuse pas de recevoir une grandeur quelconque (08). En voilà assez sur ce sujet.

Bréhier

2. [Mais voilà une question qu’il faut traiter pour elle-même ; qu’arrive-t-il lorsque la masse d’eau est devenue de l’air ? Comment s’agrandit-elle ?] Restons-en maintenant aux arguments indiqués, parmi bien d’autres, en faveur de chacune des deux thèses ; et examinons par nous-mêmes ce qu’il faut dire à ce sujet, quelle est l’opinion conforme aux arguments indiqués, et s’il ne s’en présentera pas une autre, différente des deux premières.

Lorsque de l’eau coule à travers de la laine, ou filtre goutte à goutte à travers un papier, pourquoi le corps liquide tout entier ne traverse-t-il pas la feuille ? Et lorsque l’eau ne coule plus, comment admettre que la matière de l’eau ne fasse que toucher à celle du papier et la masse de l’une à celle de l’autre, et que leurs qualités seules se mélangent ? Car la matière de l’eau n’est pas seulement juxtaposée de l’extérieur à celle du papier, et elle n’est pas davantage dans les intervalles du papier ; car la feuille est tout entière humide, et, en aucun point, sa matière n’est exempte de cette qualité ; et, puisque cette qualité est partout accompagnée de sa matière, il n’y a pas de point du papier où il n’y ait de l’eau. - Non pas de l’eau, dit-on, mais la qualité de l’eau. - Mais alors où est l’eau, et pour quoi la masse du papier n’est-elle pas restée la même ? - C’est l’eau qui, en s’ajoutant, a augmenté le papier ; il s’est accru des dimensions de l’eau qui s’y est introduite. S’il s’est accru, c’est qu’un volume d’eau s’est ajouté au sien ; s’il s’y est ajouté, c’est qu’il n’y a pas été absorbé. La matière de l’eau et celle du papier sont donc en des endroits différents. - Mais de même qu’un corps donne une qualité à un autre ou reçoit une qualité d’un autre, qui empêche que ce corps donne ou reçoive une grandeur ? [ - Le cas est différent ; car] si une qualité se joint à une autre, elle n’est plus ce qu’elle était ; jointe à l’autre, elle perd sa pureté, elle n’est plus elle-même, et elle s’affaiblit ; mais une grandeur, jointe à une autre grandeur, ne disparaît pas.

D’autre part, objecte-t-on, pourquoi dit-on qu’un corps, en pénétrant un autre corps, le fragmente, puisque nous admettons nous-mêmes que les qualités traversent un corps sans le diviser ? - Mais c’est que les qualités sont incorporelles. - La matière, elle aussi, est incorporelle ; puisqu’elle est aussi incorporelle que les qualités, si ces qualités sont en assez petit nombre, pourquoi ne traversent-elles pas aussi bien le corps avec leur matière ? Si elles ne traversent pas les corps solides, disentils, c’est que ces corps ont des qualités propres à empêcher les autres de passer au travers ou des qualités trop nombreuses. Ce n’est donc pas parce qu’il leur est impossible de traverser le corps avec leur matière. Si la contexture serrée des corps solides vient du grand nombre de leurs qualités, ce nombre est la cause de cet empêchement ; si cette contexture est une qualité qui leur est propre (celle qu’on appelle la corporéité), c’est leur qualité propre qui en est la cause. Ce ne sont donc pas les qualités comme telles qui admettent le mélange entre elles, mais des qualités d’une certaine nature ; et ce n’est pas la matière comme telle qui se refuse au mélange, mais la matière douée d’une certaine qualité. Cela est d’autant plus vrai que la matière n’a pas de grandeur propre, bien qu’elle ne soit jamais dépouillée de grandeur. En voilà assez sur ces questions.

Guthrie

EVAPORATION MAY LEAD TO A THIRD THEORY OF MIXTURE.

2. What happens when a mass of water transforms itself into air? This question demands particular treatment; for how can the transformed element occupy a greater extension? (We shall not try to explain it on either the Peripatetic or Stoic principles) because we have sufficiently developed above the numerous reasons advanced by both those schools. We had better now consider which of the two systems we ourselves might adopt, and on which side lies reason. Besides, we should consider whether, besides these both, there be not place for a third opinion.

REFUTATION OF STOIC EXPLANATION OF EVAPORATION.

When water flows through wool, or when paper allows water to filter through it, why does not the whole of the water pass through these substances (without partly remaining within them) ? If the water remain therein partially we shall not be able to unite the two substances or masses. Shall we say that the qualities alone are confused (or, mingled) ? Water is not in juxtaposition with the paper, nor is lodged in its pores; for the whole paper is penetrated thereby, and no portion of the matter lacks that quality. If matter be united to quality everywhere, water must everywhere be present in the paper. If it be not water that everywhere is present in the paper, but only (humidity which is) the quality of the water, where then is the water itself? Why is not the mass the same? The matter that has insinuated itself into the paper extends it, and increases its volume. Now this augmentation of volume implies augmentation of mass; and the latter implies that the water has not been absorbed by the book, and that the two substances occupy different places (and do not interpenetrate each other). Since one body causes another to participate in its quality, why would it not also make it participate in its extension? By virtue of this union with a different quality, one quality, united with a different one, cannot, either remain pure, or preserve its earlier nature; it necessarily becomes weaker. But one extension, added to another extension, does not vanish.

REFUTATION OF PERIPATETIC EXPLANATION OF EVAPORATION.

One body is said to divide another, by penetrating it. This assertion, however, demands demonstration, for it is more reasonable to suppose that qualities may penetrate a body without dividing it. Such demonstration is attempted by the claim that qualities are incorporeal. But if matter itself be as incorporeal as the qualities, why could not some qualities along with the matter penetrate into some other body? That some solids do not penetrate other bodies, is due to their possession of qualities incompatible with that of penetration. The objection that many qualities could not, along with matter, penetrate some body, would be justified only if it were the multitude of qualities that produced density; but if density be as much of a quality as corporeity, the qualities will constitute the mixture not in themselves alone, but only as they happen to be determined. On the other hand, when matter does not lend itself to mixture, this occurs not by virtue of its being matter, but as matter united to some determinative quality. That is all the truer as matter is receptive to any magnitude, not having any of its own. But enough of this.

MacKenna

2. This, however, raises a problem deserving investigation in itself: what has happened when a definite magnitude of water becomes air, and how do we explain the increase of volume? But for the present we must be content with the matter thus far discussed out of all the varied controversy accumulated on either side.

It remains for us to make out on our own account the true explanation of the phenomenon of mixing, without regard to the agreement or disagreement of that theory with any of the current opinions mentioned.

When water runs through wool or when papyrus-pulp gives up its moisture why is not the moist content expressed to the very last drop or even, without question of outflow, how can we possibly think that in a mixture the relation of matter with matter, mass with mass, is contact and that only the qualities are fused? The pulp is not merely in touch with water outside it or even in its pores; it is wet through and through so that every particle of its matter is drenched in that quality. Now if the matter is soaked all through with the quality, then the water is everywhere in the pulp.

"Not the water; the quality of the water."

But then, where is the water? and [if only a quality has entered] why is there a change of volume? The pulp has been expanded by the addition: that is to say it has received magnitude from the incoming substance but if it has received the magnitude, magnitude has been added; and a magnitude added has not been absorbed; therefore the combined matter must occupy two several places. And as the two mixing substances communicate quality and receive matter in mutual give and take so they may give and take magnitude. Indeed when a quality meets another quality it suffers some change; it is mixed, and by that admixture it is no longer pure and therefore no longer itself but a blunter thing, whereas magnitude joining magnitude retains its full strength.

But let it be understood how we came to say that body passing through and through another body must produce disintegration, while we make qualities pervade their substances without producing disintegration: the bodilessness of qualities is the reason. Matter, too, is bodiless: it may, then, be supposed that as Matter pervades everything so the bodiless qualities associated with it - as long as they are few - have the power of penetration without disintegration. Anything solid would be stopped either in virtue of the fact that a solid has the precise quality which forbids it to penetrate or in that the mere coexistence of too many qualities in Matter [constitutes density and so] produces the same inhibition.

If, then, what we call a dense body is so by reason of the presence of many qualities, that plenitude of qualities will be the cause [of the inhibition].

If on the other hand density is itself a quality like what they call corporeity, then the cause will be that particular quality.

This would mean that the qualities of two substances do not bring about the mixing by merely being qualities but by being apt to mixture; nor does Matter refuse to enter into a mixing as Matter but as being associated with a quality repugnant to mixture; and this all the more since it has no magnitude of its own but only does not reject magnitude.