Página inicial > Antiguidade > Neoplatonismo (245-529 dC) > Plotino (204-270 dC) – Tratados Enéadas > Plotino - Tratado 17,3 (II, 6, 3) — Definições da qualidade, da forma e do ato (...)

ENÉADAS

Plotino - Tratado 17,3 (II, 6, 3) — Definições da qualidade, da forma e do ato da realidade sensível

Enéada II, 6, 3

quarta-feira 8 de junho de 2022, por Cardoso de Castro

Capítulo 3: Estabelecimento das definições da qualidade, da forma e do ato da realidade sensível.

  • 1-10: As qualidades "aqui" e "lá"
  • 10-14: O papel do raciocínio na "geração" de uma qualidade
  • 14-20: O calor inerente ao fogo e o calor externo
  • 20-29: Definições gerais da qualidade e da forma da realidade sensível

Míguez

3. Lo blanco que hay en ti no ha de ser considerado como una cualidad, sino como un acto que proviene claramente de la potencia de emblanquecer. En el mundo de los seres inteligibles todas las cosas que llamamos cualidades no son otra cosa que actos; si las tomamos indebidamente como cualidades lo es porque cada una resulta lo propio de una sustancia, a la que delimita, manifestando su privativo carácter. Pero, ¿en qué se diferencian las cualidades del mundo sensible de las cualidades del mundo inteligible? Porque es claro que ambas son actos. Digamos a este respecto que la cualidad en el mundo sensible no manifiesta lo que es la sustancia; ni señala igualmente la diferenciación de las sustancias o su carácter. Sólo hace ver lo que llamamos cualidad, y que, en el mundo inteligible, constituye un acto. De modo que cuando una cualidad tiene la consideración de sustancia se revela por esto mismo como algo que no es cualidad; y cuando mentalmente separamos lo propio de la sustancia, sin que por ello la privemos de nada, ya que lo que hacemos es tomar y producir otra cosa, producimos realmente algo que es la cualidad misma, pero comprendiendo aquí la parte de la sustancia que aflora a la superficie. Si esto es así, nada impide que el calor, connatural de por sí al fuego, sea una forma y un acto del fuego y no una cualidad de él; pero puede ser también, por otra parte, una cualidad, si se la considera aislada en otro sujeto. No es entonces la forma de una sustancia, sino sólo una huella, una sombra y una imagen que ha dejado abandonada a su sustancia, y es verdaderamente una cualidad. He aquí, pues, que todos los accidentes no son actos y que algunas formas esenciales recibidas por las sustancias son cualidades.

Tal acontece con los hábitos y las demás disposiciones de los sujetos a las que llamamos cualidades aunque es claro que sus arquetipos, en los que existen desde un principio, son desde luego actos. No puede decirse que una misma cosa sea y no sea una cualidad, sino que la cualidad es algo aparte de la sustancia. Lo que se aparece con ella constituye una forma o un acto, porque no es lo mismo lo que permanece en sí y lo que se da en otro sujeto, apartándose de su forma y de su acto. Y aquello que nunca es forma de otra cosa, sino siempre y en todo caso accidente, resulta ser una pura cualidad y sólo eso.

Bouillet

III. La blancheur que je vois en toi n’est pas une qualité, mais un acte de la puissance de rendre blanc (16). Dans le monde intelligible, toutes les choses que nous appelons des qualités sont des actes. Nous leur donnons le nom de qualités parce qu’elles sont des propriétés, qu’elles différencient les essences les unes des autres, qu’elles ont par rapport à elles-mêmes un caractère particulier. En quoi donc la qualité dans le monde intelligible diffère-t-elle de la qualité dans le monde sensible, puisque cette dernière est aussi un acte? C’est que la dernière ne montre pas la qualité essentielle de chaque être, la différence ni le caractère des substances, mais simplement la chose que nous appelons proprement qualité et qui est un acte dans le monde intelligible. Quand la propriété d’une chose est d’être une essence, cette chose n’est pas une qualité. Mais quand la raison sépare des êtres leurs propriétés, qu’elle ne leur enlève rien, qu’elle se borne à concevoir et à engendrer une chose différente de ces êtres, elle engendre la qualité, qu’elle conçoit comme la partie superficielle de l’essence. Dans ce cas, rien n’empêche que la chaleur du feu, en tant qu’elle lui est naturelle, ne constitue une forme, un acte, et non une qualité du feu; elle est une qualité quand elle existe dans un sujet où elle ne constitue jplus la forme de l’essence, mais seulement un vestige (ἴχνος), une ombre (σκία), une image (εἰκών) de l’essence parce qu’elle se trouve séparée de l’essence dont elle est l’acte.

On doit donc regarder comme des qualités toutes les choses qui, au lieu d’être des actes et des formes des essences, n’en sont que des accidents et n’en font connaître que des caractères [μορφαί). On donnera ainsi le nom de qualités aux habitudes (ἕξεις) et aux dispositions (διαθέτεις) qui ne sont pas essentielles aux substances (17). Les archétypes des qualités (ἀρχέτυπτα) sont les actes des essences qui sont les principes de ces qualités. La même chose ne peut tantôt être, tantôt n’être pas qualité. Ce qui peut se séparer de l’essence est qualité; ce qui reste uni à l’essence est essence (18), forme, acte. En effet, aucune chose ne peut être la même dans son principe [l’essence] et dans le sujet qui diffère de son principe, sujet dans lequel elle cesse d’être une forme et un acte. Ce qui, au lieu d’être la forme d’un être, en est toujours un accident, est purement et simplement une qualité.

Bréhier

3. La blancheur qui est en toi n’est donc pas une qualité ; elle est évidemment un acte dérivé d’une puissance qui est celle de produire la blancheur. Dans le monde intelligible, les prétendues qualités sont aussi des actes ; nous les prenons faussement pour des qualités parce que chacune d’elles est le propre d’une substance, parce qu’elles possèdent, quant à elles, un caractère propre. - En quoi la qualité dans le monde intelligible diffère-t-elle donc de la qualité dans le monde sensible, puisque l’une et l’autre sont des actes ? - C’est que la qualité, dans le monde sensible, n’indique pas la quiddité d’une substance ; elle ne fait pas la différence des substances entre elles ni leur caractère propre ; elle révèle seulement ce que nous appelons qualité et ce qui, dans le monde intelligible, est un acte. Donc lorsqu’une qualité constitue le propre d’une substance, il est évident par là qu’elle n’est pas véritablement une qualité ; mais lorsque, par la pensée, nous isolons cette propriété qui est en la substance (sans d’ailleurs rien enlever à la substance, et en nous bornant à concevoir et à engendrer une notion), nous engendrons cette autre chose qui est la qualité, en prenant dans la substance la partie la plus superficielle. S’il en est ainsi, rien n’empêche que la chaleur, quand elle est inhérente au feu, soit une forme ou un acte et non une qualité du feu, et que, d’autre part, elle soit une qualité, prise dans un autre sujet et isolée ; elle n’est plus désormais la forme d’une substance, mais une trace, une ombre ou une image qui a abandonné sa substance ; alors elle est qualité. Donc tous les accidents qui ne sont point des actes et des formes essentielles aux substances sont des qualités ; telles sont les habitudes acquises et autres dispositions des sujets qu’il faut appeler des qualités ; mais leurs modèles intelligibles, où elles existent primitivement, sont des actes5. Il n’est pas vrai aussi qu’une même chose soit une qualité et ne soit pas une qualité ; la qualité, c’est ce qui est isolé de la substance ; ce qui lui est lié est une forme ou un acte ; une chose n’est pas la même, quand elle reste en ellemême et quand, placée en un sujet autre qu’elle, elle déchoit de son rang de forme et d’acte. Ce qui n’est jamais la forme, mais seulement l’accident d’un sujet est une pure qualité et n’est que cela.

Guthrie

DIFFERENCE BETWEEN INTELLIGIBLE AND SENSE-QUALITY.

3. The whiteness that I see in you is not a quality, but an actualization of the potentiality of whitening. In the intelligible world all the things that we call qualities are actualizations. They are called qualities because they are properties, because they differentiate the beings from each other, because in respect to themselves they bear a particular character. But since quality in the sense-world is also an actualization, in what does it differ from the intelligible quality? The sense-quality does not show the essential quality of every being, nor the difference or character of substances, but simply the thing that we properly call quality, and which is an actualization in the intelligible world. When the property of something is to be a being, this thing is not a quality. But when reason separates beings from their properties, when it removes nothing from them, when it limits itself to conceiving and begetting different from these beings, it begets quality, which it conceives of as the superficial part of being. In this case, nothing hinders the heat of the fire, so far as it is natural to it, from constituting a form, an actualization, and not a quality of the fire; it is a quality when it exists in a substance where it no longer constitutes the form of being, but only a trace, an adumbration, an image of being, because it finds itself separated from the being whose actualization it is.

QUALITIES ARE ACCIDENTAL SHAPES OF BEING.

Qualities, therefore, are everything that, instead of being actualizations and forms of beings, are only its accidents, and only reveal its shapes. We will therefore call qualities the habituations and the dispositions which are not essential to substances. The archetypes (or models) of qualities are the actualizations of the beings, which are the principles of these qualities. It is impossible for the same thing at one time to be, and at another not to be a quality. What can be separated from being is quality; what remains united to being is being, form, and actualization. In fact, nothing can be the same in itself, and in some other condition where it has ceased to be form and an actualization. What, instead of being the form of a being, is always its accident, is purely and exclusively a quality.

MacKenna

3. The Whiteness, therefore, in a human being is, clearly, to be classed not as a quality but as an activity - the act of a power which can make white; and similarly what we think of as qualities in the Intellectual Realm should be known as activities; they are activities which to our minds take the appearance of quality from the fact that, differing in character among themselves, each of them is a particularity which, so to speak, distinguishes those Realities from each other.

What, then, distinguishes Quality in the Intellectual Realm from that here, if both are Acts?

The difference is that these ["Quality-Activities"] in the Supreme do not indicate the very nature of the Reality [as do the corresponding Activities here] nor do they indicate variations of substance or of [essential] character; they merely indicate what we think of as Quality but in the Intellectual Realm must still be Activity.

In other words this thing, considered in its aspect as possessing the characteristic property of Reality is by that alone recognised as no mere Quality. But when our reason separates what is distinctive in these ["Quality-Activities"] - not in the sense of abolishing them but rather as taking them to itself and making something new of them - this new something is Quality: reason has, so to speak, appropriated a portion of Reality, that portion manifest to it on the surface.

By this analogy, warmth, as a concomitant of the specific nature of fire, may very well be no quality in fire but an Idea-Form belonging to it, one of its activities, while being merely a Quality in other things than fire: as it is manifested in any warm object, it is not a mode of Reality but merely a trace, a shadow, an image, something that has gone forth from its own Reality - where it was an Act - and in the warm object is a quality.

All, then, that is accident and not Act; all but what is Idea-form of the Reality; all that merely confers pattern; all this is Quality: qualities are characteristics and modes other than those constituting the substratum of a thing.

But the Archetypes of all such qualities, the foundation in which they exist primarily, these are Activities of the Intellectual Beings.

And; one and the same thing cannot be both Quality and non-quality: the thing void of Real-Existence is Quality; but the thing accompanying Reality is either Form or Activity: there is no longer self-identity when, from having its being in itself, anything comes to be in something else with a fall from its standing as Form and Activity.

Finally, anything which is never Form but always accidental to something else is Quality unmixed and nothing more.