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ENÉADAS

Plotino - Tratado 51,14 (I, 8, 14) — A fraqueza da alma

Enéada I, 8, 14

segunda-feira 14 de fevereiro de 2022, por Cardoso de Castro

14: A fraqueza da alma

  • 1-7 Objeção: o mal não é senão uma fraqueza da alma
  • 8-50: Resposta: é a matéria que é a causa da fraqueza da alma
  • 50-54: A matéria é engendrada em seguida de uma "afecção" anterior da alma

Igal

14 Mas si alguien dijera que el vicio es una debilidad del alma apelando al hecho de que el alma viciosa es sumamente impresionable y excitable, dejándose llevar de vicio en vicio, muy sensible a los apetitos, pronta a montar en cólera, precipitada en sus consentimientos, fácil en ceder a las imaginaciones oscuras, parecida a los productos más frágiles del arte o de la naturaleza, que son fácilmente destructibles por la acción de los vientos y de los ardores del sol, valdría la pena investigar en qué consiste la debilidad del alma y de dónde proviene. Porque la verdad es que la debilidad en el alma no es como la debilidad en el cuerpo; pero así como en el cuerpo recibieron el nombre de debilidad la incapacidad para la acción y la impresionabilidad, así también lo recibieron en el alma por analogía. A no ser que la causa de la debilidad del alma sea la misma: la materia. Pero hay que abordar más de cerca el problema de cuál sea la causa en el caso de la llamada debilidad del alma. Porque la verdad es que no son las densidades o raridades, ni tampoco las delgadeces o gorduras o una enfermedad, por ejemplo una fiebre, las que debilitan al alma.

Pues bien, la tal debilidad del alma ha de darse forzosamente o en las almas completamente separadas, o en las sumidas en la materia o en ambas. Ahora bien, si no se da en las separadas de la materia, ya que éstas son todas puras y, como se dice, «aladas y perfectas» y es la suya una actividad desembarazada, queda que la debilidad se da en las almas caídas, en las que no son puras ni están purificadas; y su debilidad consistirá no en la remoción de algo, sino en la presencia de algo ajeno, como la de la linfa o la bilis en el cuerpo. Si logramos comprender más claramente, y como se debe comprender, la causa de la caída del alma, se nos mostrará con toda evidencia lo que buscamos: la debilidad del alma.

En la realidad de las cosas existe la materia; existe también el alma, y una especie de lugar único para ambas. No son dos lugares aparte, uno para la materia y otro el del alma — por ejemplo, uno en la tierra para la materia y otro en el aire para el alma —, antes bien, para el alma, el estar en un lugar aparte consiste en no estar en la materia, esto es, en no aunarse con la materia, esto es, en que no se forme un compuesto de alma y materia, esto es, en no situarse en la materia como en un sustrato. Y en esto consiste el estar aparte. Ahora bien, las potencias del alma son muchas: el alma tiene un principio, un medio y un fin. Mas la materia, estando presente, «mendiga» y aun importuna, diríamos, y desea pasar adentro. Pero «todo aquel sitio es sagrado», y no hay nada que no tenga parte en el alma. Así que la materia, metiéndose por debajo, se ilumina. Con todo, no puede captar a quien la ilumina (quien la ilumina no la soporta aunque esté presente ), porque no ve debido a su defectuosidad. Pero, mezclándose, ensombrece la iluminación y la luz venida de allá y la deja mortecina, proporcionando al alma la ocasión de encarnarse y la causa de que venga a ella. Porque no habría venido a quien no estuviera presente.

Y en esto consiste la caída del alma: en haber venido así a la materia y en debilitarse a causa de que no todas sus potencias están presentes activamente, toda vez que la materia les impide estar presentes por haberse apoderado del sitio que ocupa el alma, por haber forzado a ésta como a «acurrucarse» y por haber viciado lo que tomó como por usurpación, hasta que el alma pueda fugarse. La materia es, por tanto, causa de la debilidad y causa del vicio del alma. Luego la materia es mala antes que el alma y es el mal primario. Porque si bien es verdad que el alma misma engendró la materia como resultado de alguna pasión, y si bien es verdad que se asoció con ella y se hizo mala, la causa está en la presencia de la materia. Porque el alma no se habría encarnado en la materia si no fuera porque por la presencia de ésta tomó ocasión de encarnarse.

Bouillet

On dira peut-être que la méchanceté est la faiblesse de l’âme. Car l’âme mauvaise est impressionnable, mobile, facile à entraîner au mal, portée à écouter ses passions, également prompte à se mettre en colère et à se réconcilier; elle cède inconsidérément à de vaines idées ; semblable aux ouvrages les plus faibles de l’art et de la nature, qui sont facilement détruits par les vents et par les tourbillons. - Il serait bon de demander à celui qui fait cette objection en quoi consiste la faiblesse de l’âme, et d’où elle vient: car la faiblesse n’est pas dans l’âme ce qu’elle est dans le corps. Mais, de même que dans le corps la faiblesse consiste à ne pouvoir remplir une fonction, à être trop impressionnable, le même défaut dans l’âme s’appelle aussi faiblesse, par analogie, à moins que la matière ne soit également la cause de l’une et l’autre faiblesse. Mais il faut par le secours de la raison aller plus loin, et chercher quelle est la cause du défaut de l’âme qu’on nomme faiblesse.

Dans l’âme, la faiblesse ne provient pas d’un excès de densité ou de raréfaction, de maigreur ou d’embonpoint, ni de quelque maladie telle que la fièvre. Elle doit se rencontrer ou dans les âmes qui sont entièrement séparées de la matière, ou dans celles qui s’y trouvent unies, ou dans les unes et les autres à la fois. Or, comme elle ne se rencontre pas dans les âmes qui sont séparées de la matière (car toutes sont pures, ailées, comme on le dit, parfaites, et remplissent leurs fonctions sans obstacle), il reste que cette faiblesse se trouve dans les âmes qui sont tombées, qui ne sont ni pures ni purifiées. Pour elles, la faiblesse consiste, non dans la privation de quelque chose, mais dans la présence d’une chose étrangère, comme pour le corps la faiblesse consiste dans la présence, par exemple, de la pituite ou de la bile. Si donc nous pouvons comprendre clairement quelle est la cause de la chute de l’âme, nous connaîtrons ce que nous cherchons, nous saurons en quoi consiste la faiblesse de l’âme.

La matière est dans l’ordre des êtres aussi bien que l’âme, et il n’y a pour toutes les deux en quelque sorte qu’un seul lieu ; car il n’y a pas deux lieux différents, l’un pour la matière et l’autre pour l’âme, comme seraient, par exemple, la terre pour la matière et l’air pour l’âme. Cette expression : l’âme occupe un lieu séparé de la matière, signifie qu’elle n’est pas dans la matière, c’est-à-dire, qu’elle ne lui est pas unie, qu’elle ne constitue pas avec la matière une chose qui soit une, enfin que la matière n’est pas pour l’âme un sujet qui la contienne. Voilà comment l’âme est séparée de la matière. Mais l’âme possède plusieurs puissances, puisqu’elle renferme en elle-même le principe, le milieu et la fin [1]. Or, comme l’indigent qui se présente à la porte du. banquet   et qui demande avec importunité d’y être admis [2], la matière essaie de pénétrer dans le lieu qu’occupe l’âme. Mais tout le lieu est saint, parce que rien n’y est privé de la présence de l’âme. La matière, eu s’exposant à ses rayons, est illuminée par elle, mais elle ne peut recevoir en elle le principe qui l’illumine. En effet, celui-ci ne sou–tient pas la matière, quoiqu’elle soit présente [3], et ne la voit même pas parce qu’elle est mauvaise. La matière obscurcit, affaiblit la lumière qui rayonne sur elle parce qu’elle y mêle ses ténèbres. Elle donne à l’âme l’occasion de produire la génération en lui offrant un libre accès vers elle: car si la matière n’était pas présente, l’âme ne s’en approcherait pas. Descendre ainsi dans la matière, voilà la chute de l’âme : de là dérive aussi sa faiblesse: elle consiste en ce que toutes ses facultés ne s’exercent pas, parce que la matière entrave leur action, en remplissant le lieu que l’âme occupe et en la forçant pour ainsi dire à se resserrer. D’ailleurs elle rend mauvais ce qu’elle lui a dérobé jusqu’à ce que cette dernière puisse opérer son retour dans le monde intelligible. La matière est donc pour l’âme une cause de faiblesse, une cause de vice. Donc elle est primitivement mauvaise par elle-même, elle est le premier Mal. C’est la matière qui, par sa présence, est cause que l’âme exerce sa puissance génératrice, et qu’elle est ainsi conduite à pâtir ; c’est la matière qui est cause que l’âme est entrée en commerce avec elle et est devenue mauvaise. L’âme en effet ne se serait jamais approchée de la matière si la présence de celle-ci ne lui avait donné occasion de produire la génération.

Guthrie

WEAKNESS OF THE SOUL AS AN EXPLANATION OF EVIL.

14. Wickedness is by some explained as weakness of the soul, because the wicked soul is impressionable, mobile, easy to lead to evil, disposed to listen to her passions, and equally likely to become angry, and to be reconciled; she yields inconsiderately to vain ideas, like the weakest works of art and of nature, which are easily destroyed by winds and storms. This theory (is attractive, but implies a totally new conception, that of "weakness" of soul, and it would have) to explain this "weakness," and whence it is derived; for weakness in a soul is very different from weakness in a body, but just as in the body weakness consists in inability to fulfil a function, in being too impressionable, the same fault in the soul might, by analogy, be called by the same name, unless matter be equally the cause of both weaknesses. Reason, however, will have to explore the problem further, and seek the cause of the soul-fault here called weakness.

WEAKNESS OF THE SOUL OCCURS CHIEFLY IN SOULS FALLEN INTO MATTER.

In the soul weakness does not derive from an excess of density or rarefaction of leanness or stoutness, nor of any sickness such as fever. It must be met in souls which are either entirely separated from matter, or in those joined to matter, or in both simultaneously. Now, as it does not occur in souls separated from matter, which are entirely pure, and "winged," and which, as perfect, carry out their functions without any obstacle; it remains, that this weakness occurs in fallen souls, which are neither pure nor purified. For them weakness consists not in the privation of anything, but in the presence of something alien, just as, for instance, weakness of the body consists in the presence of slime or bile. We shall, therefore, be able to understand clearly the weakness of the soul by ferreting out the cause of the "fall" of the soul.

THE FALL OF THE SOUL AS DESCENT INTO MATTER.

Just as much as the soul, matter is included within the order of beings. For both, so to speak, there is but a single locality; for it would be an error to imagine two different localities, one for matter, and the other for the soul; such as, for instance, earth might be for matter, and air for the soul. The expression that "soul occupies a locality different from matter" means only that the soul is not in matter; that is, that the soul is not united to matter; that the soul does not together with matter constitute something unitary; and that for the soul matter is not a substrate that could contain the soul. That is how the soul is separated from matter. But the soul possesses several powers, since she contains the principle (intelligence), the medium (the discursive reason), and the goal (the power of sensation) (united to the generative and growing powers). Now, just like the beggar who presents himself at the door of the banquet  -hall, and with importunity asks to be admitted, matter tries to penetrate into the place occupied by the soul. But every place is sacred, because nothing in it is deprived of the presence of the soul. Matter, on exposing itself to its rays is illuminated by it, but it cannot harbor the principle that illuminates her (the soul). The latter indeed, does not sustain matter, although she be present, and does not even see it, because it is evil. Matter obscures, weakens the light that shines down upon her, by mingling its darkness with her. To the soul, matter affords the opportunity of producing generation, by clearing free access towards matter; for if matter were not present, the soul would not approach it. The fall of the soul is, therefore, a descent into matter; hence comes her "weakness," which means, that not all of the soul’s faculties are exercised; because matter hinders their action, intruding on the place occupied by the soul and forcing her, so to speak, to retrench. Until the soul can manage to accomplish her return into the intelligible world, matter degrades what it has succeeded in abstracting from the soul. For the soul, therefore, matter is a cause of weakness and vice. Therefore, by herself, the soul is primitively evil, and is the first evil. By its presence, matter is the cause of the soul’s exerting her generative powers, and being thus led to suffering; it is matter that causes the soul to enter into dealings with matter, and thus to become evil. The soul, indeed, would never have approached matter unless the latter’s presence had not afforded the soul an opportunity to produce generation.


Ver online : ENÉADAS I-II (Gredos)


[1Le principe, le milieu et la fin sont les trois facultés principales de I’âme : l’intelligence (νοῦς) , la raison discursive (διάνοια), la puissance sensitive (αἴσθησις) unie aux puissances génératrice et nutritive (γεννητική, θρεπτική).

[2Allusion au Banquet de Platon, p. 203. Voy. l’explication de ce mythe dans Plotin, Enn. III, liv. V, § 14 , liv. V, § 5-9 et liv. VI, § 14.

[3Οὐ γὰρ ἀνέχεται αὐτήν... παροῦσαν. Nous traduisons littéralement ce passage, nous conformant à l’interprétation donnée par Ficin : Illud enim eam [materiam], quamvis praesentem, minime sustinet. Ἀνέχεται paraît avoir ici le sens d’aider, comme quand on soutient quelqu’un qui chancelle; ce qui revient à dire que l’âme, quoique présente à la matière, ne lui est ici d’aucun secours. M. Creuzer, après s’être étonné de l’embarras qu’éprouve ici Engelhardt, loue Taylor d’avoir suivi la traduction de Ficin : Consulltus Taylor Ficini vestigia legit (vol. III, p. 77 de son édition). C’est là une singulière inadvertance: car Taylor a dit précisément le contraire du traducteur latin : It [matter] cannot sustain the irradiations of the sou! though present.