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ENÉADAS

Plotino - Tratado 46,5 (I, 4, 5) — Os males não põem em causa a felicidade? O lugar do corpo na busca da felicidade

Enéada I, 4, 5

quinta-feira 9 de junho de 2022, por Cardoso de Castro

A Felicidade do Sábio face aos Males (capítulos 5-10)

  • Capítulo 5, 1-9: Exposição inicial da dificuldade: os males não põem em causa a felicidade?
  • Capítulo 5, 9-24: O lugar do corpo na busca da felicidade

Igal

5 Pero ¿qué decir de los dolores, de las enfermedades y de cuanto impide del todo la actividad? ¿Y si ni siquiera está uno consciente? Cosa que bien puede suceder por efecto de drogas o de ciertas enfermedades. En todos estos casos, ¿cómo podrá poseer la buena vida y la felicidad? Dejemos de lado pobrezas y deshonras. Aunque alguien podría objetarnos a la vista de estos males y a la vista, asimismo, de las proverbiales, más que ninguna, desdichas de Príamo. Porque, aun cuando uno sobrelleve estas cosas y las sobrelleve airosamente, al fin y al cabo no eran cosas queridas por su voluntad. Ahora bien, la vida feliz debe ser cosa querida por la voluntad. Negarán, en efecto, que en este caso «hombre bueno» sea igual a «alma buena», sin que se cuente como sumando de su sustancia la naturaleza del cuerpo. Dirán que están dispuestos a aceptar esto mientras el hombre se responsabilice de los padecimientos del cuerpo y haga suyas asimismo las opciones y evitaciones motivadas por el cuerpo. Pero puesto que el placer entra en la cuenta de la vida feliz, ¿cómo puede ser feliz, afligido como está por desdichas y dolores, el hombre a quien sobrevengan estas cosas, aunque sea virtuoso? No. Un estado así podrá ser feliz y autosuficiente para los dioses; pero los hombres, que han asumido un elemento inferior adicional, es menester que busquen la felicidad propia del conjunto resultante, y no la de una parte, ya que, como resultado del mal estado de una de las dos partes, forzosamente se entorpecerá el funcionamiento interno de la otra, de la superior, a causa del mal funcionamiento de la inferior. O si no, habrá que extirpar el cuerpo o la sensación del cuerpo para, de ese modo, buscar la autosuficiencia como medio para poder ser feliz.

Bouillet

[5] Mais, dira-t-on, ne faut-il pas tenir compte des douleurs du corps, des maladies, des obstacles qui peuvent entraver l’action, du cas où l’homme perdrait la conscience de lui-même, ce qui peut arriver par l’effet de certains philtres, de certaines maladies (09)? Comment le sage pourra-t-il, dans tous ces cas, bien vivre et être heureux? Et encore ne parlons-nous pas de la pauvreté, de l’obscurité de condition. En considérant tous ces maux, et surtout en y ajoutant les infortunes si fameuses de Priam (10), on pourra faire de bien graves objections. En effet, le sage supportât-il tous ces maux (et il les supporterait facilement), ils n’en seraient pas moins contraires à sa volonté : or la vie heureuse doit être une vie conforme à notre volonté. Le sage n’est pas seulement une âme douée de certaines dispositions; il faut aussi comprendre le corps dans sa personne (11). Il semble naturel d’admettre cette assertion en tant que les passions du corps sont ressenties par l’homme même, et qu’elles lui suggèrent des désirs et des aversions. Si donc le plaisir est un élément du bonheur, comment l’homme affligé par les coups du sort et par les douleurs pourra-t-il encore être heureux, lors même qu’il serait vertueux? Les dieux n’ont besoin pour être bienheureux que de jouir de la vie parfaite ; mais les hommes, avant leur âme unie à une partie inférieure, doivent chercher leur bonheur dans la vie de chacune des deux parties qui les composent, et non dans celle de l’une des deux exclusivement, quoiqu’elle soit supérieure à l’autre. En effet, dès que l’une d’elles souffre, nécessairement l’autre se trouve, malgré sa supériorité., entravée dans ses actes. Autrement, il faut ne tenir compte ni du corps, ni des sensations qui en proviennent, et ne rechercher que ce qui peut, indépendamment du corps, suffire par soi-même pour procurer le bonheur.

Bréhier

5. Mais les souffrances ? Les maladies ? Et tous les autres obstacles qui empêchent d’agir ? Et la perte de conscience qui peut être l’effet des philtres et de certaines maladies ? Comment le sage atteint de tous ces maux, pourra-t-il bien vivre et être heureux, sans parler encore de la pauvreté et de l’obscurité ? Voilà bien des objections, dès que l’on envisage ces maux, et, en particulier, les fameuses infortunes de Priam. — Le sage, dit-on, les supporte et les supporte facilement ? — Oui, mais il ne les a pas voulus ; or tout doit être voulu dans la vie heureuse ; il est faux que notre sage soit une âme et que son corps ne compte pas dans son être. — Oui, pourrait-on dire, l’homme est tout disposé à prendre le corps pour une partie de lui-même, mais seulement tant que les impressions du corps montent jusqu’à lui, et, inversement, tant qu’il recherche les objets ou les fuit dans l’intérêt du corps. — Mais si le plaisir est un élément du bonheur, comment un être, qui souffre d’infortunes et de chagrins, pourrait-il être heureux, si sage qu’il soit ? Sans doute, pour les dieux, l’état dont on parle est un bonheur qui se suffit à lui-même ; mais chez l’homme, à la raison s’ajoute une partie inférieure ; et c’est dans tout l’homme que doit résider le bonheur et non pas seulement dans sa partie supérieure ; car, le mal d’une partie arrête nécessairement l’autre dans son activité propre, parce que la première ne fonctionne pas bien. Ou bien alors, il faut rompre tout lien avec le corps et la sensation du corps et chercher ainsi à se suffire à soi-même pour être heureux.

Guthrie

MEN MUST SEEK THEIR HAPPINESS IN THAT OF EACH OF THE PARTS OF THEIR NATURE.

5. It has often been objected that we should reckon with the bodily pains, the diseases, the obstacles which may hinder action, cases of unconsciousness, which might result from certain philtres and diseases (as the Peripatetics objected). Under these conditions, they say, the sage could not live well, and be happy—without either mentioning poverty and lack of recognition. All these evils, not forgetting the famous misfortunes of Priam, justify serious objections. Indeed, even if the sage endured all these evils (as indeed he easily does), they would none the less be contrary to his will; and happy life must necessarily be one that conforms to our will. The sage is not only a soul endowed with particular dispositions; the body also must be comprised within his personality (as also thought the Pythagorean Archytas). This assertion seems reasonable so far as the passions of the body are felt by the man himself, and as they suggest desires and aversions to him. If then pleasure be an element of happiness, how could the man afflicted by the blows of fate and by pains still be happy, even if he were virtuous? To be happy, the divinities need only to enjoy perfect life; but men, having their soul united to a lower part, must seek their happiness in the life of each of these two parts that compose him, and not exclusively in one of the two, even though it were the higher. Indeed, as soon as one of them suffers, the other one, in spite of its superiority, finds its actions hindered. Otherwise we shall have to regard neither the body, nor the sensations that flow from it; and to seek only what by itself could suffice to procure happiness, independently of the body.

MacKenna

5. But what of sorrows, illnesses and all else that inhibit the native activity?

What of the suspension of consciousness which drugs or disease may bring about? Could either welfare or happiness be present under such conditions? And this is to say nothing of misery and disgrace, which will certainly be urged against us, with undoubtedly also those never-failing "Miseries of Priam."

"The Sage," we shall be told, "may bear such afflictions and even take them lightly but they could never be his choice, and the happy life must be one that would be chosen. The Sage, that is, cannot be thought of as simply a sage soul, no count being taken of the bodily-principle in the total of the being: he will, no doubt, take all bravely... until the body’s appeals come up before him, and longings and loathings penetrate through the body to the inner man. And since pleasure must be counted in towards the happy life, how can one that, thus, knows the misery of ill-fortune or pain be happy, however sage he be? Such a state, of bliss self-contained, is for the Gods; men, because of the less noble part subjoined in them, must needs seek happiness throughout all their being and not merely in some one part; if the one constituent be troubled, the other, answering to its associate’s distress, must perforce suffer hindrance in its own activity. There is nothing but to cut away the body or the body’s sensitive life and so secure that self-contained unity essential to happiness."