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ENÉADAS

Plotino - Tratado 54,3 (I, 7, 3) — A vida é um bem graças à virtude

Enéada I, 7, 3

domingo 12 de junho de 2022, por Cardoso de Castro

Capítulo 3: A vida é um bem graças à virtude e ao favor da separação do corpo.

Igal

3 —Si, pues, la vida es un bien, ¿compete este bien a todo viviente?

—¡Oh, no! La vida del malo es renqueante [1].]], como lo es la del ojo que no ve con limpidez, porque no desempeña su función propia [2].

—Si, pues, la vida que tiene mezcla de mal es un bien para nosotros, ¿cómo negar que la muerte sea un mal?

—¿Un mal para quién? El mal debe sobrevenir a alguien; pero para aquel que ya no existe o, si existe, está privado de vida, ni aun en este caso [3] hay mal alguno, como no hay mal alguno para una piedra. Pero si hay vida y alma después de la muerte, ya será un bien, tanto mayor cuanto mejor realiza sin el cuerpo sus propios actos [4]. Y si, por otro lado, se integra en el Alma total [5], ¿qué mal puede sobrevenirle, estando allá? Y, en general, así como para los dioses hay bien, eso sí, pero no mal alguno, así tampoco lo habrá para el alma que preservare su propia pureza. Pero si no la preserva, será un mal para ella no la muerte, sino la vida. Y si además hay castigos en el Hades, de nuevo aun allá la vida será un mal para ella porque no será meramente vida.

—Pero si la vida es asociación de alma y cuerpo, mientras que la muerte es disociación de los mismos, el alma será susceptiva de ambas cosas. Ahora bien, si la vida es buena, ¿cómo negar que la muerte sea un mal?

—Es que la vida es un bien para los que la poseen no en cuanto asociación, sino porque por la virtud se guarda uno del mal; pero la muerte es un bien mayor. O mejor, hay que decir que de suyo la vida misma en el cuerpo es un mal, pero que por la virtud el alma se sitúa en el bien porque no vive la vida del compuesto, sino que está ya separándose de él [6].

Bouillet

[3] Si la vie est un bien, ce bien appartient-il ou non à tous les êtres? Non certes. La vie est incomplète pour le méchant comme pour l’oeil qui ne voit pas distinctement: car il n’accomplit pas sa fin.

Si, pour nous, la vie, mêlée comme elle l’est, est un bien, quoiqu’un bien imparfait, comment soutenir [nous dira-t-on] que la mort n’est pas un mal? Mais pour qui serait-elle un mal? car il faut que le mal soit l’attribut de quelqu’un. Or pour l’être qui n’est plus, ou qui, même existant, est privé de la vie, il n’y a pas plus de mal que pour une pierre (04). Mais si après la mort l’être vit encore, s’il est encore animé, il possédera le bien, et d’autant plus qu’il exercera ses facultés sans le corps. S’il est uni à l’Âme universelle, quel mal peut-il y avoir pour lui ? Aucun : car pour les dieux il y a bien sans mélange de mal. Il en est de même pour l’âme qui conserve sa pureté. Pour qui ne la conserve pas, ce n’est pas la mort, c’est la vie qui est un mal. S’il y a des châtiments dans l’enfer, la vie est encore un mal pour l’Âme, parce qu’elle n’est pas pure. Si la vie est l’union de l’âme et du corps, et la mort leur séparation, l’âme peut passer par ces deux états [sans être pour cela malheureuse].

Mais si la vie est un bien, comment la mort n’est-elle pas un mal? Certes la vie est un bien pour ceux qui possèdent le bien; [elle est un bien] non parce que l’âme est unie au corps, mais parce qu’elle repousse le mal par la vertu. La mort serait plutôt un bien [parce qu’elle nous délivre du corps]. En un mot, il faut dire que la vie dans un corps est par elle-même un mal; mais, par la vertu, l’âme se place dans le bien, non en conservant l’union qui existe, mais en se séparant du corps.

Bréhier

3. - Si la vie c’est le bien, le bien appartient à tout être vivant ? - Non ; chez le méchant, la vie est toute boiteuse ; de même l’oeil, qui ne voit pas distinctement, n’accomplit pas sa fonction. - Si la vie, même la nôtre dans laquelle le mal se trouve mélangé, est un bien, comment la mort n’est-elle pas un mal ? - Un mal pour qui ? Car le mal doit arriver à un être ; mais le mort n’est plus ou, s’il existe, il est privé de vie et souffre moins de mal qu’une pierre [7]. - Mais la vie et l’âme existent après la mort. - La mort est donc un bien pour l’âme, d’autant que, sans le corps, elle exerce davantage son activité propre. Et si elle fait partie de l’âme universelle, quel mal y a-t-il pour elle quand elle existe en cette âme ?

D’une manière générale, les dieux possèdent le bien sans aucun mal, et il en est ainsi de l’âme qui conserve sa pureté ; et, si elle ne la conserve pas, ce n’est pas la mort qui est un mal pour elle, mais la vie. Et, s’il y a des châtiments dans l’Hadès, la vie y est encore un mal pour elle, parce que sa vie n’est pas pure.

D’ailleurs, si la vie est l’union de l’âme et du corps, et la mort leur séparation, l’âme est également propre à recevoir la vie et la mort.

Mais, dans le cas où la vie est vertueuse, comment la mort n’est-elle pas un mal ? - Dans ce cas, la vie est un bien ; mais elle est un bien, non pas en tant qu’elle est l’union de l’âme et du corps, mais parce qu’elle se défend contre le mal grâce à la vertu ; et la mort est plutôt un bien. Ou bien il faut dire que la vie dans le corps est en elle-même un mal ; l’âme se trouve dans le bien par la vertu, non pas en vivant comme un être composé, mais en se séparant du corps.

Guthrie

THERE IS NO UNALLOYED EVIL FOR THE LIVING BEING.

3. Though life be a good, it does not belong to all beings. Life is incomplete for the evil person, as for an eye that does not see distinctly; neither accomplish their purpose. If, for us, life, though mingled as it is, be a good, even if an imperfect one, how shall we continue to assert that death is not an evil? But for whom would it be an evil ? This we must ask because evil must necessarily be an attribute of somebody. Now there is no more evil for a being which, though even existing, is deprived of life, any more than for a stone (as they say). But if, after death, the being still live, if it be still animate, it will possess good, and so much the more as it exercises its faculties without the body. If it be united to the universal Soul, evidently there can be no evil for it, any more than for the gods who possess good unmingled with evil. Similar is the case of the soul which preserves her purity, inasmuch as he who loses her finds that life, and not death, is the real Evil. If there be chastisements in Hades, again is life an evil for the soul, because she is not pure. If, further, we define life as the union of the soul with the body, and death as their separation, the soul can pass through both these conditions (without, on that account, being unhappy, or losing her hold on the Good).

BY VIRTUE, LIFE CHANGES FROM AN EVIL TO A GOOD.

How is death not an evil, if life be a good? Certainly life is a good for such as possess the Good, (it is a good) not because the soul is united to the body, but because she repels evil by virtue. (Without the latter) death would rather be a good (because it delivers us from the body [8]). To resume: by itself, life in a body is evil; but, by virtue, the soul locates herself in the good, not by perpetuating the existing corporeal union, but by separating herself from the body.

MacKenna

3. But if life is a good, is there good for all that lives?

No: in the vile, life limps: it is like the eye to the dim-sighted; it fails of its task.

But if the mingled strand of life is to us, though entwined with evil, still in the total a good, must not death be an evil?

Evil to What? There must be a subject for the evil: but if the possible subject is no longer among beings, or, still among beings, is devoid of life... why, a stone is not more immune.

If, on the contrary, after death life and soul continue, then death will be no evil but a good; Soul, disembodied, is the freer to ply its own Act.

If it be taken into the All-Soul - what evil can reach it There? And as the Gods are possessed of Good and untouched by evil - so, certainly is the Soul that has preserved its essential character. And if it should lose its purity, the evil it experiences is not in its death but in its life. Suppose it to be under punishment in the lower world, even there the evil thing is its life and not its death; the misfortune is still life, a life of a definite character.

Life is a partnership of a Soul and body; death is the dissolution; in either life or death, then, the Soul will feel itself at home.

But, again, if life is good, how can death be anything but evil?

Remember that the good of life, where it has any good at all, is not due to anything in the partnership but to the repelling of evil by virtue; death, then, must be the greater good.

In a word, life in the body is of itself an evil but the Soul enters its Good through Virtue, not living the life of the Couplement but holding itself apart, even here.


[1La imagen de la vida «renqueante» del malvado está tomada de Platón, Timeo 44 c 2-3

[2También el ejemplo del ojo está tomado de Platón (República 608 e-609 a), pero Plotino lo sabía muy bien por propia experiencia (Vida 8, 3-4; 16-17), sobre todo al final de su vida (ibid. 2, 14-15). Cf. I 8, 13, 1-2.

[3Es decir, ni aun en el segundo caso de que exista pero no viva. Para todo este pasaje, cf. la introd. a I 7, n. 3.

[4El alma pura desencarnada se halla plenamente en el mundo inteligible (IV 5, 1, 5-6)

[5Vuelve a su prístino estado. Precisamente el origen del mal del alma está en su particularización (Introd. gen., secc. 73).

[6Cf. I 6 n. 41.

[7Idée d’origine épicurienne, qu’on retrouve aussi dans le mysticisme hermétique.

[8We see here Plotinos feeling the approach of his impending dissolution.