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LA VOIE RATIONNELLE

Matgioi (VR:144-148) – ação (kan) - reação (ing)

V - AS AÇÕES E REAÇÕES CONCORDANTES

terça-feira 23 de novembro de 2021

MATGIOI  . La Voie rationnelle. Paris: Éditions Traditionnelles, 1941, p. 144-148

original

Dans l’étude, si délicate et complexe, des énergies déplacées ou influencées par? l’acte humain?, nous sommes donc arrivés à ce moment où la force mystérieuse ainsi développée a été enregistrée dans le foyer? psychique universel, au moment où cette onde s’est, sans se confondre et s’annihiler, réunie à cet océan qui baigne les univers?. Comme le fait un corps? tombant à l’eau?, ou un fleuve animé d’un mouvement? propre se jetant dans un océan doué du mouvement planétaire des marées, cette énergie provoque des ondulations qui se propagent en tous sens?. Mais une ondulation qui se propage génère une action? de répercussion, nécessaire à toute espèce d’équilibre, qu’il soit matériel, psychique ou intellectuel. C’est pourquoi la vibration ondulatoire, après avoir impressionné tout l’océan psychique, revient au lieu? même où elle naquit, avec une valeur? et une direction nouvelles, sur lesquelles nous n’avons, nous humains, aucunes données certaines, ni même conceptibles (car les influences? rencontrées par l’ondulation sur l’océan psychique sont au-dessus du domaine humain, et font partie d’un ensemble cosmique dont nous ignorons les éléments de vigueur).

Nous n’avons ici que des éléments de raisonnement? et d’analogie? ; nous n’avons aucun élément d’expérience ou d’observation?, et il faut bien nous contenter de ce que nous avons, pour tenter d’expliquer? ce que nous voyons : nous ne pouvons donc prendre ici, dans ce domaine où la contingence règne encore, que des conclusions relatives, contingentes d’une vérité bornée et réduite, tandis que, dans le monde? des abstractions métaphysiques nous pouvions prendre des conclusions rigides et claires, dont les qualités étaient empruntées à la perfection? même de leur objet? [1].

Quoi qu’il en soit, l’énergie développée par l’acte humain, et portée à l’extrémité de son action (kan), révolue, par un mécanisme cosmique obligatoire et général, auquel rien? de ce qui existe ne se soustrait, puisque ce mécanisme est la substance? même de l’existence? ; et ce retour? d’énergie constitue immédiatement la réaction cosmique (ing) de l’action humaine.

Cette réaction est évidemment de même nature? que l’ondulation d’où elle sortit ; elle porte? les mêmes caractéristiques ; les mouvements cosmiques qu’elle déclenche peut-être sont indépendants de l’homme, de sa volonté, de son mérite? ; il les ignore ; ils lui sont et il leur est indifférent. Vague impersonnelle de l’océan universel, elle n’intéresse l’homme qu’au moment et au point? même où elle vient émouvoir, de son choc en retour similaire et parallèle, l’aura? humaine d’où jadis elle sortit. Nous ne pouvons étudier savamment que ce moment et ce point d’une telle réaction ; mais sachons que ce moment et ce point sont affect?és de la même sorte? et avec la même indifférence que tous les autres? points et que tous les autres moments de la course de cette réaction cosmique. Et, à ce point et à ce moment, cette réaction change de nature : elle perd le caractère universel à l’endroit même où elle l’avait acquis, pour revêtir cette forme? d’action individuelle, par laquelle seule elle peut entrer et agir dans les auras humaines. Et, en perdant sa caractéristique impersonnelle, elle reprend les caractéristiques de la contingence individuelle, qu’elle avait abandonnées en sortant de cette contingence, et qu’elle retrouve en s’y réintégrant.

Rentrons donc, avec cette réaction (ing) dans le temps et l’espace humains. Elle fait, dans cette période, le chemin? identiquement inverse de celui que le kan avait suivi dans l’aura humaine, du moment où il sortit de la vulve énergétique de la volonté. Et donc l’ing vient, en réactif, affecter l’individu? humain avec une puissance? coordonnée à la valeur de l’émission primitive du kan ; mais, pour affecter un composé, une énergie doit revêtir, sinon essentiellement, du moins temporairement, des qualités que le composé à émouvoir puisse ressentir et percevoir, et apprécier dans sa nature, et contrôler de son jugement?. C’est pourquoi, à ce moment du retour à l’humain, le kan emprunte les qualités humaines par lesquelles il peut se présenter effectivement à son objet. Ces qualités sont de la sorte matérielle et de la sorte sentimentale, pour que le résultat se produise sur tout le composé humain (remarquons de nouveau que nous ne parlons point ici des éléments divins de l’homme qui ne sauraient, sinon s’émouvoir, du moins se contenter que dans la communion à l’océan nirvânique, et qu’il ne peut être ici question? de cet océan, que nous avons dit? n’être pas soumis au flux du kan et à l’influx de l’ing).

Nous concevons dès lors comme une nécessité logique que, pendant son influence en retour sur l’humanité, l’ing soit temporaire et contingent, individuel et affectif. Il saisit l’homme, non pas dans les éléments supérieurs, mais bien dans le composé qui est la caractéristique de l’humanité, et il l’agite tangiblement et matériellement. Et, comme nous avons déjà connu que, dans l’aura humaine, la responsabilité de l’acte volontaire? subsiste entière et exclusive, nous connaissons maintenant, comme un fatal corollaire, que l’ing se manifeste sur le plan humain, le long de la responsabilité humaine, comme une sanction, mais comme une sanction de valeur correspondante à la responsabilité, et à l’ intérieur des mêmes limites?.

Ing, suivant le cas, se manifeste donc comme récompense ou comme peine, et cette manifestation, qui lui est extérieure, n’affecte que l’objet, et demeure indépendante du sujet? ing, dont le réflexe est toujours pareil à soi-même, quelle qu’en soit la conséquence au regard de l’homme. C’est là que gît, en somme, le grand secret du voyage de kan et du retour de ing. Il n’y a point, dans tout ce mécanisme métaphysique, une volonté divine? qui renvoie à l’homme une récompense ou une punition ; il y a une puissance cosmique qui s’épanouit, se résorbe, puis se répercute indépendamment de la valeur morale [2] de l’acte volontaire humain ; et c’est le mouvement particulier de l’aura humaine qui applique et détermine en sanction les effets spécialisés de cette puissance. Ainsi ce qui est humain demeure humain, affecte le seul humain, par la seule correspondance logique des actions et des réactions. Il apparaît insoutenable désormais que le fini puisse affecter l’Infini, et que le relatif puisse déterminer un état dans l’Absolu? ; il apparaît surtout monstrueux — appelons les concepts? et les choses? désormais par leur nom — que l’homme, capable de désirer, mais incapable d’agir hors du plan humain, cause?, par son agitation humaine, une contrariété au Dieu? Abstrait, et que ce Dieu abstrait conçoive de cette contrariété une satisfaction? ou une colère infinies, génératrices de sanctions éternelles appliquées à cet homme temporaire et à son agitation illusoire.

J’ai déjà appuyé avec force [3] sur une telle monstruosité : on n’y reviendra jamais trop ni avec trop d’ardeur ; car, prêchée par des sacerdotes ardents à s’en faire? de la puissance et de l’argent, elle a terrifié des millions d’êtres, et arrêté l’élan évolutif d’ une des plus belles races? humaines par la folle? terreur? de la mort? et par les pires angoisses de l’Au-Delà.

tradução

No estudo?, tão delicado e complexo?, das energias deslocadas ou influenciadas pelo ato humano, chegamos a este momento? onde a força misteriosa assim desenvolvida foi registrada no foyer psíquico universal?, no momento em que esta onda, sem se confundir nem se aniquilar, reuniu-se a este oceano que banha os universos. Como o faz um corpo caindo na água, ou um rio animado de um movimento próprio lançando-se em um oceano dotado do movimento planetário das marés, esta energia? provoca ondulações que se propagam em todas os sentidos. Mas uma ondulação que se propaga gera uma ação de repercussão, necessária a toda espécie de equilíbrio, seja material?, psíquico ou intelectual?. Eis porque a vibração ondulatória, após ter? impressionado todo o oceano psíquico, revem ao lugar mesmo? onde nasceu, com um valor e uma direção novas, sobre os quais não temos, nós humanos, quaisquer dados? certos, nem mesmo concebíveis (pois as influências reencontradas pela ondulação sobre o oceano psíquico estão acima do domínio humano, e fazem parte? de um conjunto cósmico do qual ignoramos os elementos? de vigor?).

Não temos aqui senão elementos de raciocínio e de analogia; não temos nenhum elemento de experiência ou de observação, e é bem preciso nos contentarmos disto que temos, para tentar explicar isto que vemos: não podemos portanto tomar aqui, neste domínio onde a contingência reina ainda, senão conclusões relativas, contingentes e de uma verdade? limitada e reduzida, enquanto que, no mundo das abstrações metafísicas, podíamos tirar conclusões rígidas e claras, cujas qualidades? emprestávamos à perfeição mesma de seu objeto.

Seja como for, a energia desenvolvida pelo ato humano e levada à extremidade de sua ação (kan), revolvida, por um mecanismo? cósmico obrigatório e geral?, ao qual nada disto que existe não se subtrai, posto que este mecanismo é a substância mesma da existência; e este retorno da energia constitui imediatamente a reação cósmica (ing) da ação humana.

Esta reação é evidentemente da mesma natureza que a ondulação de onde ela saiu; ela porta as mesmas características; os movimentos cósmicos que ela desencadeia talvez sejam independentes? do homem, de sua vontade, de seu mérito; ele os ignora; eles lhe são indiferentes?, e ele lhes é indiferente. Vaga impessoal? do oceano universal, ela só interessa ao homem no momento e no ponto mesmo onde ela vem emocionar, de seu choque em retorno similar? e paralelo, a aura humana donde anteriormente saiu. Nós só podemos estudar este momento e este ponto de uma tal reação; mas saibamos que este momento e este ponto são afetados da mesma sorte e com a mesma indiferença que todos os outros pontos e que todos os outros momentos do curso desta reação cósmica. E, a este ponto e a este momento, esta reação muda de natureza: ela pede seu caráter universal no lugar mesmo onde ela o tinha adquirido?, para revestir esta forma de ação individual, pela qual somente ela pode entrar e agir nas auras humanas. E, em perdendo sua característica impessoal, ela retoma as características da contingência individual, que ela havia abandonado em saindo desta contingência, e que ela reencontra nela aí se reintegrando.

Logo reentremos, com esta reação (ing) no tempo? e no espaço humanos. Ela fez, neste período, o caminho identicamente inverso daquele que o kan havia seguido na aura humana, do momento onde ele saiu da vulva energética da vontade. E logo o ing vem, reativo, afetar o indivíduo humano com uma potência coordenada ao valor da emissão primitiva do kan; mas, para afetar um composto?, uma energia deve revestir, senão essencialmente?, ao menos temporariamente, qualidades que o composto a emocionar possa ressentir e perceber?, e apreciar em sua natureza, e controlar de seu juízo. Eis porque, neste momento de retorno ao humano, o kan toma emprestado as qualidades humanas pelas quais ele pode apresentar-se efetivamente a seu objeto. Estas qualidades são de sorte material e de sorte sentimental, para que o resultado se produza sobre todo o composto humano (notemos de novo que não falamos aqui dos elementos divinos do homem, que não poderiam, senão se emocionar, se contentar com nada menos que a comunhão com o oceano nirvânico, e que não pode ser aqui questão deste oceano, que dissemos não estar? submetido ao fluxo do kan e ao influxo do ing).

Desde aí concebemos como uma necessidade? lógica, que, durante sua influência em retorno sobre a humanidade?, o ing seja temporário e contingente?, individual e afetivo?. Ele atinge o homem, não nos elementos superiores?, mas no composto que é a característica da humanidade, e ele o agita tangível e materialmente. E, como já tomamos conhecimento? que, na aura humana, a responsabilidade? do ato voluntário subsiste inteira e exclusiva, saberemos agora?, como um corolário fatal, que o ing se manifesta sobre o plano? humano, ao longo da responsabilidade humana, como uma sanção, mas como uma sanção de valor correspondente à responsabilidade, e no interior? dos mesmos limites.

Ing, conforme o caso, manifesta-se assim como recompensa ou como pena?, e esta manifestação, que lhe é exterior?, não afeta senão o objerto, e permanece independente do sujeito ing, cujo reflexo? é sempre parecido a si mesmo, quaisquer que sejam as consequências a respeito? do homem. É aí que jaz, em suma?, o grande segredo da viagem de kan e do retorno de ing. Não há, em todo este mecanismo metafísico, uma vontade divina que reenvia ao homem uma recompensa ou uma punição; existe uma potência cósmica que se expande, se reabsorve, depois se repercute independentemente do valor moral? [4] do ato voluntário humano; e é o movimento particular? da aura humana que aplica e determina em sanção os efeitos especializados desta potência. Assim isto que é humano permanece humano, afeta apenas o humano, pela correspondência lógica das ações e das reações. Parece insustentável doravante afirmar que o finito? possa afetar o Infinito?, e que o relativo? possa determinar um estado? no Absoluto; sobretudo parece monstruoso – chamemos os conceitos e as coisas doravante por seu nome? – que o homem, capaz de desejar, mas incapaz de agir fora do plano humano, cause, por sua agitação humana, uma contrariedade? ao Deus Abstrato?, e que este Deus abstrato conceba desde esta contrariedade uma satisfação ou uma cólera infinitas, geradoras de sanções eternas aplicadas a este homem temporário e à sua agitação ilusória.

Já nos manifestamos veementemente sobre esta monstruosidade (MatgioiVM  ): não se retornará jamais o bastante nem com mais ardor; pois, pregada por sacerdotes ardentes a disto obter poder e dinheiro, ela aterrorizou milhões de seres, e deteve o impulso? evolutivo de uma das mais belas raças humanas pelo tolo temor da morte e pelas piores angústias do Além.


Ver online : LA VOIE RATIONNELLE


[1Nous ne voulons point insister. Mais quel profond sujet à réflexions, que celui par lequel nous savons et sentons que nous pouvons aborder la vérité absolue avec ce qu’il y a en nous d’éternel et de divin, tandis que nous sentons et avouons que les limites, dont nous sommes faits cependant, demeurent pour nous des obstacles à comprendre ces limites elles-mêmes. Et quelle constatation imprévue que, malgré notre superficielle imperfection, nous sommes plus ouverts à l’absolu qu’au relatif !

[2Car comment la force cosmique ou le potentiel métaphysique se pourraient-ils influencer de la morale humaine ?

[3Cf. La Voie métaphysique. (MatgioiVM)

[4Pois como uma força cósmica ou o potencial metafísico poderiam influenciar a moral humana?