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Essais sur la théorie de la science

Weber (ETC) – Os critérios da verdade são critérios sociais

Recueil d’articles publiés entre 1904 et 1917

domingo 24 de outubro de 2021

Excerto traduzido de WEBER  , Max. Essais sur la théorie de la science. Recueil d’articles publiés entre 1904 et 1917 traduits de l’Allemand et introduits par Julien Freund. Paris: Librairie Plon, 1965, 539 pages.

português

Chegamos ao fim? de nossas discussões que não tinham outro objetivo? senão destacar a linha quase imperceptível que separa ciência e crença e facilitar a descoberta? do significado? do esforço de conhecimento? na ordem? econômica e social?. A validade? objetiva [213] de todo saber? empírico tem como fundamento? e não tem outro fundamento que o seguinte: a realidade? dada é ordenada segundo categorias? que são subjetivas neste sentido? específico que constituem a pressuposição de nosso saber e que elas estão ligadas à pressuposição do valor? da verdade? que só o saber empírico pode nos fornecer. Não podemos oferecer nada?, com os meios de nossa ciência, àquele que considera que essa verdade não tem valor, - porque a crença no valor da verdade científica é um produto de certas civilizações e não é um dado? da natureza?. Portanto, sem dúvida?, ele buscará em vão outra verdade capaz de substituir a ciência naquilo que só ela pode fornecer, a saber, conceitos? e julgamentos? que não constituem realidade empírica, que também não a copiam, mas que permitem ordená-la pelo pensamento? de uma maneira válida. Vimos que, na esfera? das ciências sociais e empíricas da cultura?, a possibilidade? de um conhecimento judicioso do que, a nossos olhos?, é essencial? na infinita? riqueza? do devir? está ligada ao uso? contínuo de pontos de vista? de um caráter? especificamente peculiar que, em última análise, estão todos alinhados às ideias? de valor. Estas podem ser vividas e contestadas empiricamente? enquanto elementos? de toda vida humana tendo um sentido, mas o fundamento para sua validade não deriva da matéria empírica mesma. A "objetividade?" do conhecimento na ciência social, pelo contrário, depende do fato? que o dado empírico está constantemente alinhado a ideias de valor que, por si só, conferem um valor ao conhecimento e, embora a significação desta objetividade não se compreenda senão a partir destas ideias de valor, não cabe torná-las o pedestal de uma prova? empiricamente impossível de sua validade. A crença, viva em cada um de nós, sob uma forma? ou outra, na validade supra-empírica das ideias últimas e supremas de valor às quais ancoramos o sentido de nossa exist?ência, não exclui, mas inclui a variabilidade incessante? dos pontos de vista concretos sob os quais a realidade empírica assume uma significação. A realidade irracional? da vida e sua capacidade? de significações possíveis permanecem inesgotáveis; também a estrutura? concreta da relação aos valores permanece movediça, sujeita como é às possíveis variações no futuro? obscuro? da cultura humana. A luz? lançada por essas ideias supremas de valor recai cada vez? sobre uma parte? finita [214], sem cessar mutante, do curso caótico e prodigioso dos eventos que escoam através do tempo?.

francês

Nous sommes arrivés au bout de nos discussions qui n’avaient d’autre but que de faire? ressortir la ligne presque imperceptible qui sépare science? et croyance? et de faciliter la découverte du sens de l’effort? de la connaissance dans l’ordre économique et social. La [213] validité objective de tout savoir empirique a pour fondement et n’a d’autre fondement que le suivant : la réalité donnée est ordonnée selon des catégories qui sont subjectives en ce sens spécifique qu’elles constituent la présupposition? de notre savoir et qu’elles sont li?ées à la présupposition de la valeur de la vérité que seul le savoir empirique peut nous fournir. Nous ne pouvons rien offrir, avec les moyens de notre science, à celui qui considère que cette vérité n’a pas de valeur, - car la croyance en la valeur de la vérité scientifique est un produit de certaines civilisations et n’est pas une donnée de la nature. Aussi cherchera-t-il sans doute? en vain une autre vérité capable de remplacer la science en ce qu’elle peut seule fournir, à savoir des concepts et des jugements qui ne constituent pas la réalité empirique,qui ne la copient pas non plus, mais qui permettent de l’ordonner par? la pensée d’une manière valable. Nous avons vu que dans la sphère des sciences sociales et empiriques de la culture, la possibilité d’une connaissance judicieuse de ce qui, à nos yeux, est essentiel dans la richesse infinie du devenir est liée à l’utilisation continuelle de points de vue d’un caractère spécifiquement particulier qui, en dernière analyse, sont tous alignés sur des idées de valeur. Celles-ci peuvent être vécues et constatées empiriquement en tant qu’éléments de toute vie humaine ayant un sens, mais le fondement de leur validité ne dérive Pas de la matière empirique même. L’« objectivité » de la connaissance dans la science sociale dépend au contraire du fait que le donné empirique est constamment aligné sur des idées de valeur qui seules lui confèrent une valeur pour la connaissance et, bien que la signification de cette objectivité ne se comprenne qu’à partir de ces idées de valeur, il ne saurait être question? d’en faire le piédestal d’une preuve empiriquement impossible de sa validité. La croyance, vivante en chacun de nous sous une forme ou une autre, en la validité supra-empirique d’idées de valeur ultimes et suprêmes auxquelles nous ancrons le sens de notre existence n’exclut pas, mais inclut la variabilité incessante des points de vue concrets sous lesquels la réalité empirique prend une signification. La réalité irrationnelle de la vie et sa capacité en significations possibles restent inépuisables; aussi la structure concrète de la relation? aux valeurs reste-t-elle mouvante, soumise qu’elle est aux variations possibles dans l’avenir obscur de la culture humaine. La lumière que répandent ces idées de valeur suprêmes tombe chaque fois sur une partie finie [214], sans cesse changeante, du cours chaotique et prodigieux d’événements qui s’écoule à travers le temps.

Il ne faudrait pas se méprendre sur ce qui vient d’être dit? et croire que la tâche véritable de la science sociale serait d’être. perpétuellement à l’affût de nouveaux points de vue et de de nouvelles constructions conceptuelles. Au contraire! Il convient d’insister plus que jamais sur l’idée suivante : servir la connaissance de la signification culturelle de relations concrètes et historiques constitue le but ultime, exclusif et unique que le travail? de la construction et de la critique? des concepts contribue à favoriser à côté d’autres moyens. Pour reprendre les termes de F. Th. Vischer (35), je dirai qu’il existe également dans notre discipline? des savants qui « cultivent la matière » [Stoffhuber] et d’autres qui « cultivent le sens » [Sinnhuber]. Le gosier avide de faits des premiers ne se laisse gaver qu’à coups de documents, d’in-folio de statistiques et d’enquêtes, mais il reste insensible à la finesse de l’idée nouvelle. La gourmandise des seconds se corrompt à elle-même le goût des faits en ne distillant que des pensées toujours nouvelles. Mais le génie artistique authentique, que Ranke   par exemple? possédait à un degré grandiose parmi les historiens, se manifeste d’ordinaire par le pouvoir? de créer malgré tout du neuf en rapportant des faits connus à des points de vue tout aussi connus.


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