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La pensée et le mouvement

Bergson (PM) – conhecimento intuitivo

VI - Introduction à la métaphysique

domingo 24 de outubro de 2021

tradução parcial

O conhecimento? simbólico? por meio? de conceitos? preexistentes, que vai do fixo? ao movente, é relativo?; não assim o conhecimento intuitivo?, que se instala no movente e adota a vida? mesma das coisas?. A intuição atinge o absoluto?.

Original

VIII. Ce qui a fait perdre de vue? cet objet?, et ce qui a pu tromper la science? elle-même? sur l’origine? de certains procédés qu’elle emploie, c’est que l’intuition, une fois prise, doit trouver un mode? d’expression et d’application qui soit conforme aux habitudes? de notre pensée? et qui nous fournisse, dans des concepts bien arrêtés, les points d’appui solides dont nous avons un si grand besoin. Là est la condition de ce que nous appelons rigueur, précision, et aussi extension indéfinie d’une méthode? générale à des cas particuliers. Or cette extension et ce travail? de perfectionnement logique peuvent se poursuivre pendant des siècles, tandis que l’acte générateur de la méthode ne dure qu’un instant. C’est pourquoi nous prenons si souvent l’appareil logique de la science pour la science même, oubliant l’intuition d’où le reste a pu sortir.

De l’oubli? de cette intuition procède tout ce qui a été dit? par? les philosophes?, et par les savants? eux-mêmes, de la « relativité » de la connaissance scientifique. Est relative la connaissance symbolique par concepts préexistants qui va du fixe au mouvant, mais non pas la connaissance intuitive qui s’installe dans le mouvant et adopte la vie même des choses. Cette intuition atteint un absolu.

La science et la métaphysique? se rejoignent donc dans l’intuition. Une philosophie véritablement intuitive réaliserait l’union? tant désirée de la métaphysique et de la science. En même temps qu’elle constituerait la métaphysique en science positive, – je veux dire progressive et indéfiniment perfectible, – elle amènerait les sciences positives proprement dites à prendre conscience? de leur portée véritable, souvent très supérieure à ce qu’elles s’imaginent. Elle mettrait plus de science dans la métaphysique et plus de métaphysique dans la science. Elle aurait pour résultat de rétablir la continuité entre les intuitions que les diverses sciences positives ont obtenues de loin en loin au cours de leur histoire?, et qu’elles n’ont obtenues qu’à coups de génie.


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