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L’ennui

segunda-feira 18 de outubro de 2021

45. Or je pense que toutes les formes? différentes de la vie? religieuse se réduisent aux trois suivantes : la première, de vivre dans une solitude? parfaite; la deuxième, de vivre dans le désert, mais avec un ou deux autres moines; la troisième, de vivre en communauté. Mais en tout il faut observer? cet avis que nous donne Salomon : "N’allez, dit?-il, ni à droite ni à gauche" (Prov 4,27) : suivez avec persévérance le chemin? royal de Jésus Christ  . La seconde espèce de vie religieuse semblerait cependant convenir à un grand nombre; le même Salomon nous dit encore : "Malheur à celui qui est seul, parce que, "S’il vient à tomber, il n’a personne? pour lui aider à se relever." (Ec 4,10). Que deviendrait donc le moine qui, étant seul, aurait le malheur de se laisser aller à l’ennui, ou au sommeil, ou à la paresse, ou au désespoir ? Il sera donc bon de se rappeler? ces belles paroles de notre Seigneur : "Quand deux ou trois sont assemblées en mon Nom, Je me trouve au milieu? d’eux." (Mt 18,20). 48 L’Échelle Sainte: PREMIER? DEGRÉ

45. Ce lieu? était à peu près à un mille du monastère; on l’appelait communément la Prison. Toutes les consolations humaines en étaient bannies : on n’y voyait jamais du feu?; l’huile et le vin n’entraient point? dans la nourriture qu’on y prenait; la nourriture des pénitents était du pain? et quelques légumes insipides. L’abbé envoyait dans cette triste maison? tous les moines qui, après leur profession religieuse, étaient tombés dans quelque faute? considérable, et ils y étaient tellement renfermés, qu’il ne leur était pas libre? d’aller ailleurs ni de vivre ensemble, mais seul à seul, et le plus souvent deux à deux. Ils y demeuraient jusqu’à ce qu’il eût plu au Seigneur de faire? connaître à l’abbé que leurs péchés étaient pardonnés, et qu’ils étaient réconciliés avec Dieu?. Le supérieur général leur avait donné, pour supérieur particulier, un excellent homme? appelé Isaïe, lequel exigeait d’eux une prière presque continuelle, et ne leur donnait presque point de relâche. Cependant, pour les empêcher de tomber dans l’abattement et l’ennui, il leur faisait distribuer une certaine quantité de feuilles de palmier, avec lesquelles ils faisaient de petites corbeilles. Telle était la vie, l’état et la discipline? de ces pénitents, qui cherchaient avec ardeur à voir? la face du Dieu de Jacob. 227 L’Échelle Sainte: QUATRIÈME DEGRÉ

7. L’aigreur ou l’amertume du coeur est un sentiment, ou plutôt une affection? pleine de malice qui demeure dans un coeur et qui le précipite dans l’ennui et dans la tristesse?, sans lui donner aucune jouissance. 547 L’Échelle Sainte: HUITIÈME DEGRÉ

69. Lorsque à notre réveil, nous trouvons notre âme et notre corps? dans la pureté et le calme?, nous devons penser? que les anges? nous ont obtenu cette faveur en vertu des prières que nous avons faites et de la sobriété que nous avons observée avant notre repos. Mais si le contraire était arrivé, et que de mauvais? songes? nous eussent plongés dans la tristesse et l’ennui, qu’enfin des fantômes nous poursuivissent et nous troublassent par? leur honteuse importunité, rappelons-nous ces paroles : 824 L’Échelle Sainte: QUINZIÈME DEGRÉ

15. Lorsque nous nous sentons frappés d’une maladie grave?, c’est alors que nous devons redoubler de soin et de vigilance. En effet c’est dans ces moments où les démons, nous voyant comme abattus par la maladie, et incapables par la faiblesse de notre corps, de nous servir de nos saints exercices qui étaient les armes avec lesquelles nous les mettions en fuite?, ont coutume de faire les derniers efforts pour nous vaincre. Pendant leurs maladies les gens du monde? sont exposés aux emportements de la colère, et quelques fois à l’impiété des blasphèmes, mais les moines et ceux qui vivent loin du siècle, s’ils ont en abondance les choses? qui leur sont nécessaires, sont exposés aux tentations d’intempérance, et même de luxure. Quant à ceux qui sont privés de secours lorsqu’ils sont malades, comme les solitaires, ils sont terriblement tentés de se livrer à la négligence, à l’ennui et à la tristesse. 1273 L’Échelle Sainte: VINGT-SIXIÈME DEGRÉ

20. La sérénité et les ardeurs du soleil? à midi font connaître la patience du matelot; et la privation des choses nécessaires à la vie démontre la constance de l’anachorète à souffrir, car le matelot fatigué par les rayons brûlants du soleil, se jette au milieu de l’eau? pour se rafraîchir; et le solitaire battu par l’ennui que lui cause? la solitude, se précipite au milieu de la foules, afin d’y trouver la dissipation. 1538 L’Échelle Sainte: VINGT-SEPTIÈME DEGRÉ

34. C’est par sa puissante protection que le religieux? étouffe la tiédeur, et triomphe parfaitement de la paresse et de l’ennui. 1762 L’Échelle Sainte: TRENTIÈME DEGRÉ

11. Celui donc qui hait l’esprit? du monde, se délivre heureusement de tout ce qui peut lui causer des peines et des chagrins; mais celui qui se laisse conduire par cet esprit et qui conserve encore de l’affection pour les choses de la terre?, n’est sûrement pas exempt de tristesse et d’ennui. Eh! Comment pourrait-il sans peine se voir privé des choses qu’il aime ? 68 L’Échelle Sainte: DEUXIÈME DEGRÉ

45. Or voici ce qui m’est arrivé à moi?-même dans le temps que je vivais dans la solitude : un jour je fus assailli dans ma cellule d’un si grand découragement, que j’étais sur le point de l’abandonner; mais au même instant arrivèrent quelques étrangers qui me donnèrent tant de louanges sur la vie que je menais, que les pensées de vaine gloire eurent bientôt chassé mon ennui et mes pensées d’abattement. Sur cela je ne pouvais assez admirer la manière dont se sert le démon de la vaine gloire pour enferrer les autres? démons; c’est pour eux une véritable chausse-trappe. 1567 L’Échelle Sainte: VINGT-SEPTIÈME DEGRÉ

56. Il est bien loin d’être propre à cette vie, l’homme qui ne connaît pas encore Dieu dans les communications d’une sainte familiarité, et, s’il l’embrasse, il s’expose à une infinité de dangers; car la solitude suffoque ceux qui n’ont aucune expérience dans les voies du Seigneur, et, n’ayant jamais goûté les douceurs de Dieu, ils passent leur temps dans le sein des ténèbres fatigantes, des distractions continuelles, des ennuis déchirants, d’une tiédeur délirante et des lassitudes insupportables. 1577 L’Échelle Sainte: VINGT-SEPTIÈME DEGRÉ


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