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Virginité.

segunda-feira 18 de outubro de 2021, por Cardoso de Castro

Contre la cohabitation des clercs et des femmes — 6. Aimez-vous la gloire? Suivez cette route, rien que cette route : alors on dira que vous appartenez non à tel ou tel, mais au Christ ; est-il pour vous un honneur comparable à celui-là ? Dites-moi, quelles louanges plus dignes d’envie que celles qui retentissent sur le forum, dans les maisons, ici et même dans les autres villes : «Telle jeune personne dans la fleur de l’âge et dans tout l’éclat de la beauté n’avait qu’à vouloir, et de beaux partis assuraient son sort ; elle n’a pas voulu : elle a mieux aimé tout endurer, tout souffrir, que de renoncer à l’amour du Christ et de voir se ternir la fleur de sa virginité. Ah qu’elle est heureuse, oui, mille et mille fois heureuse ! Quels biens lui sont réservés, quelle couronne recevra-t-elle, quelle récompense sera la sienne, elle qui le dispute pour la pureté avec les purs esprits ! » Voilà ce que l’on dira et davantage encore, et les mères la proposeront pour modèle à leurs filles. Quand on voudra encourager celles qui vivent dans la chasteté et ramener à la vertu celles qui s’en écartent, on répétera ces éloges, on les répétera toutes les fois qu’on parlera de la virginité, et elle sera louée par ceux qui vivent dans la chasteté comme par ceux qui ont fait fous leurs efforts pour obtenir sa main et qui ont été dédaignés et refusés...

7. Lorsque la vierge se montre en public, il faut qu’on voie en elle le modèle accompli de toutes les vertus, elle doit exciter l’admiration universelle ; comme si tout à coup un ange descendait du ciel, si un chérubin apparaissait sur la terre, tous les hommes porteraient sur lui leurs regards, ainsi une vierge doit frapper d’étonnement ceux qui la voient et exciter l’admiration par sa sainteté Si, paraissant en public, elle marche comme dans un désert ; si, assise à l’église dans le plus profond silence, son œil ne voit personne de ceux qui passent, ni femmes, ni hommes, mais seulement l’Epoux céleste clairement présent ; si, retournant à la maison, elle lui adresse ses prières et qu’elle écoute seulement sa voix dans les Ecritures ; que chez elle sa pensée se porte uniquement sur celui qu’elle désire et qu’elle aime ; si elle est ici-bas comme une étrangère et une voyageuse, ne faisant nulle attention aux choses de ce monde, et non seulement fuyant le regard des hommes, mais évitant même la conversation des femmes du monde, ne donnant à son corps que le nécessaire et sacrifiant tout au salut de son âme : alors qui n’admirera, qui ne sera saisi d’étonnement en voyant une femme vivre de la vie des anges ? Quel homme oserait s’approcher d’elle, effleurer cette âme enflammée d’amour divin ? Bien plutôt, bon gré mal gré tous s’éloigneront, tous seront dans la stupeur en voyant cet or étincelant et embrasé. L’or, de lui-même, est très brillant ; mais quand il réfléchit l’éclat du feu, on peut à peine en soutenir les rayons. Si cela est vrai d’une vile matière, alors quel spectacle admirable pour les anges comme pour les hommes qu’une âme toute d’or par la vertu !


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