Página inicial > Antiguidade > Judaico-Cristandade > L’allégorique

Origène

L’allégorique

HOMÉLIES SUR LA GENÈSE

segunda-feira 18 de outubro de 2021

Nous avons dit? quelle interprétation allégorique leur donner, quand nous avons expliqué que l’eau?, c’est-à-dire l’esprit? de l’homme?, avait reçu l’ordre? de produire? le sens? spirituel, tandis que la terre? devait produire le sens charnel, en sorte? que ce soit l’esprit qui domine les animaux et non pas ceux-ci l’esprit. Car l’homme, ce grand « ouvrage » de Dieu? pour lequel le monde? entier fut créé, Dieu le veut non seulement pur et exempt, mais encore au-dessus de tout ce que nous avons dit. Homélies sur la Genèse: I - LA CRÉATION Le premier? jour.

  •  Mais voyons aussi ce que signifie au sens allégorique que l’homme a été fait mâle et femelle à l’image? de Dieu. Homélies sur la Genèse: I - LA CRÉATION Le premier jour.

    Nous avons déjà interprété cela au sens littéral dans le passage où Dieu dit : « Faisons l’homme, etc., qu’il domine sur les poissons de la mer et sur les oiseaux du ciel?, etc. » Mais, au sens allégorique, ce qui me semble indiqué par? les poissons, les oiseaux, les animaux et les êtres de la terre qui rampent, c’est ce que nous avons déjà dit plus haut, c’est-à-dire, soit tout ce qui procède de l’âme et de la pensée du coeur, soit tout ce qui provient des désirs corporels et des mouvements de la chair. Les saints qui sont fidèles à la bénédiction de Dieu tiennent tout cela sous leur domination, car les saints conduisent l’homme tout entier selon la volonté de l’esprit ; les pécheurs au contraire sont sous la domination de ce qui provient des vices de la chair et des plaisirs du corps?. Homélies sur la Genèse: I - LA CRÉATION Le premier jour.

    Au sens allégorique, l’herbe et les fruits de la terre qui sont concédés à l’homme en nourriture, peuvent être interprétés des passions? corporelles. Ainsi la colère et la convoitise sont des rejetons du corps. Le fruit de ce rejeton, c’est-à-dire l’accomplissement de l’action? (opus) nous est commun, à nous être raisonnables, avec les bêtes de la terre. Car quand nous nous emportons justement, pour corriger un coupable et travailler? à son salut, nous nous nourrissons de ce fruit de la terre et notre nourriture est l’emportement corporel qui réprime le péché et répare la justice?. Homélies sur la Genèse: I - LA CRÉATION Le premier jour.

  •  En commençant à parler de l’arche? qui fut construite par Noé sur l’ordre de Dieu, voyons tout d’abord ce qu’il en est dit selon la lettre ; posons les problèmes que beaucoup ont coutume d’apporter en objections et cherchons-en la solution d’après ce que nous ont transmis les anciens. De la sorte, une fois posés de tels fondements, nous pourrons nous élever du texte de l’histoire? au sens mystique? et allégorique de l’intelligence? spirituelle, et, s’il y a là quelque sens secret, le pénétrer avec la grâce de Dieu qui nous introduit dans la connaissance? de sa parole. Homélies sur la Genèse: II - L’ARCHE DE NOÉ Le premier jour.

    Voilà ce qu’en creusant de notre mieux selon le sens allégorique, nous avons trouvé sur Lot, sa femme? et ses deux filles; mais nous n’entendons pas empêcher ceux qui le pourraient de trouver une explication? plus profonde à ce mystère. Homélies sur la Genèse: V - LES FILLES DE LOT Le premier jour.

    Quiconque veut n’entendre ce récit que selon la lettre ferait mieux de se ranger parmi les Juifs que de rester avec les Chrétiens. Mais quiconque veut être chrétien et disciple de Paul doit écouter Paul qui dit que « la loi? est spirituelle », et qui déclare, parlant d’Abraham, de son épouse et de ses fils, que c’est un « sujet? allégorique ». Il n’est pas facile à qui que ce soit de découvrir toutes les allégories que ce sujet renferme. Il lui faut néanmoins prier pour que « soit ôté le voile » qui est sur son coeur « à lui qui s’efforce de se tourner vers le Seigneur   », - « car le Seigneur   c’est l’Esprit », - il faut prier pour que le Seigneur   lui-même ôte le voile de la lettre et fasse briller la lumière de l’esprit, et qu’ainsi nous puissions dire que « le visage découvert, réfléchissant la gloire du Seigneur, nous sommes transform?és en la même image de plus en plus resplendissante, comme par l’esprit du Seigneur ». Homélies sur la Genèse: VI - ABIMÉLECH ET SARA Le premier jour.

    Je n’expliquerai pas maintenant comment comprendre tout cela. L’Apôtre l’a fait quand il a dit : « Dites-moi?, vous qui lisez la Loi, n’entendez-vous pas la Loi ? car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, l’un de la servante, l’autre de la femme libre?. Mais le fils de la servante naquit selon la chair et celui de la femme libre en vertu de la promesse. Ces choses? ont un sens allégorique. » Quoi donc, Isaac ne serait pas né selon la chair ? Sara ne l’aurait pas enfanté ? Il n’aurait pas été circoncis ? En jouant avec Ismaël, il n’aurait pas joué dans la chair ? - Voilà précisément ce qu’il y a d’admirable dans le sens de l’Apôtre : pour lui, ce qui est allégorique, c’est bien ce qui s’est passé, à n’en pas douter?, selon la chair. Par là nous pourrons apprendre comment traiter les autres? passages, spécialement ceux où le récit historique ne présente apparemment que des choses contraires à la loi divine?. Homélies sur la Genèse: VII - NAISSANCE ET SEVRAGE D’ISAAC Le premier jour.

    Mais puis-je faire? pénétrer «les perles » de la parole de Dieu dans des oreilles sourdes et distraites ? L’Apôtre ne l’a point? fait ; voyez ce qu’il dit : « Vous qui lisez la loi, vous n’entendez pas la loi. Car Abraham eut deux fils »... et le reste. Puis il ajoute : « Ces choses ont un sens allégorique. » A-t-il dévoilé les mystères de la loi à ceux qui ne la lisent ni ne l’entendent ? Non. Mais il se contentait de dire à ceux qui lisaient la loi : « Vous ne l’entendez pas. » Comment donc pourrai-je découvrir et livrer, à des gens pour qui entendre et lire la loi sont chose? inconnue, les mystères et les allégories de la loi que l’Apôtre nous a enseignés ? Homélies sur la Genèse: X - RÉBECCA Le premier jour.

    Or, quiconque est parmi nous ministre de la parole de Dieu, creuse un puits et cherche de « l’eau vive » dont il réconforte ses auditeurs. Si donc je me mets, moi aussi, à expliquer les paroles des anciens, si j’y cherche un sens spirituel, si j’essaye d’enlever « le voile de la loi » et de montrer que l’Écriture a « un sens allégorique », pour ma part je creuse des puits. Mais aussitôt les amis? de la « lettre » d’élever contre moi des calomnies, de m’attaquer, de manigancer sans trêve des oppositions et des poursuites, disant qu’il ne peut y avoir de vérité que sur la terre. Homélies sur la Genèse: XIII - LES PUITS D’ISAAC Le premier jour.

  •  Maintenant que vous voyez que presque tous les passages de la Sainte Écriture fournissent l’occasion des mêmes remarques, appliquez-les au sens tropique et allégorique dont l’enseignement ne nous est pas moins révélé par les paroles des prophètes eux-mêmes. Car c’est bien évidemment de faim spirituelle que parle sans détour l’un des douze prophètes, quand il dit : « Voici que des jours viennent, dit le Seigneur  , et j’enverrai une faim sur la terre, non une faim de pain? ni une soif d’eau, mais la faim d’entendre la parole de Dieu. » Homélies sur la Genèse: XVI - JOSEPH ACQUIERT POUR PHARAON LES TERRES DE L’EGYPTE Le premier jour.

  • Ver online : Les Voies