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Traité des principes

La ressemblance elle-même progressera

segunda-feira 18 de outubro de 2021

Nous avons déjà disserté plus haut, selon nos possibilités, de la fin? et de la consommation du monde? selon que le permet l’autorité des divines Écritures ; nous pensons que cela suffit à instruire, mais nous mentionnerons cependant quelques autres points, puisque la suite de l’argumentation nous ramène à ce sujet?. Le bien? suprême donc, vers lequel se hâte toute la nature? raisonnable et qui est dit? aussi la fin de toutes choses?, a été exprimé pareillement par? de très nombreux philosophes? en ces termes : le bien suprême consiste à devenir semblable à Dieu? dans la mesure? du possible. Mais cela, je ne pense pas qu’ils l’aient trouvé eux-mêmes, ils l’ont emprunté aux livres? divins. C’est en effet indiqué par Moïse avant tout autre quand il raconte la première création de l’homme? : Dieu dit : Faisons l’homme à notre image? et ressemblance?. Ensuite il ajoute : Et Dieu fit l’homme, à l’image de Dieu il le fit, mâle et femelle il les fit, et il les bénit. Il dit alors : A l’image de Dieu il le fit, et il se tut sur la ressemblance : cela indique seulement que l’homme a reçu la dignité de l’image dans sa première création, mais que la perfection? de la ressemblance lui est réservée pour la consommation. C’est dire qu’il devait se la procurer lui-même par l’effort? de son activité propre en imitant Dieu : la possibilité de cette perfection qui lui était donnée dès le début par la dignité de l’image, il devait à la fin, en accomplissant les oeuvres, la réaliser lui-même en ressemblance parfaite. L’apôtre Jean certifie avec plus de clarté et d’évidence qu’il en est ainsi lorsqu’il dit : Mes petits enfants, nous ne savons pas encore ce que nous serons; quand cela nous sera révélé, nous serons semblables à lui : il parle là sans aucun doute? du Sauveur. Par là il indique avec une grande certitude? et la fin de toutes choses - il dit qu’il l’ignore encore - et la ressemblance de Dieu à espérer, celle qui sera donnée selon la perfection des mérites?. Le Seigneur   lui-même dans l’Évangile la présente non seulement comme future, mais comme devant se produire? par son intercession, puisqu’il daigne lui-même la demander à son Père pour ses disciples quand il dit : Père, je veux que là où je suis?, eux aussi soient avec moi?, et : comme moi et toi nous sommes uns, ainsi qu’eux aussi soient un avec nous. Il semble par là que la ressemblance elle-même progressera, pour ainsi dire, et que de semblable on deviendra un, car sans aucun doute à la consommation ou fin Dieu est tout et en tous.

Là-dessus certains se demandent si l’essence? de la nature corporelle?, bien que complètement purifiée et devenue totalement spirituelle, ne fera pas alors obstacle, à ce qu’il semble, à la dignité de la similitude et à l’unité au sens? propre, puisque, comme la nature divine? est certes principalement incorporelle, celle qui est dans un corps ne paraît pas pouvoir? lui être dite semblable, ni être déclarée une avec elle, surtout lorsque la vérité de notre foi enseigne qu’il faut rapporter l’unité du Fils avec le Père à leur nature propre.


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